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Clément Gosselin

Éminent roboticien, Clément Gosselin reçoit le prix Fondation – carrière en recherche, secteur Nature et technologies, pour célébrer les avancées exceptionnelles qu’il a réalisées en génie mécanique.

Prix Fondation – Carrière en recherche, secteur Nature et technologies

Le prix Fondation des Prix d’excellence en recherche, création et innovation de l’Université Laval reconnaît l’apport majeur d’une personne membre du corps professoral à la recherche. Cette personne incarne la définition de l’excellence en recherche dans le secteur Nature et technologies, elle est une véritable fondation d’où s’élèvent de nouveaux savoirs. 

Clément Gosselin, l’intelligence mécanique derrière la robotique

Qu’ont en commun la main Sarah conçue pour le Bras canadien, le robot sous-marin OceanOne et l’Œil agile (The Agile Eye), le mécanisme d’orientation de caméra le plus rapide au monde ? Toutes ces innovations qui ont permis de repousser les frontières des connaissances et des domaines d’application de la robotique utilisent des technologies mises au point par Clément Gosselin , professeur titulaire au Département de génie mécanique et de génie industriel de la Faculté des sciences et de génie.

Clément Gosselin est le chercheur le plus cité dans le domaine des mains robotiques et des robots parallèles, deux domaines qu’il a très fortement influencés. Contrairement aux robots conventionnels qui s’apparentent généralement au bras humain, les robots parallèles entraînent le mouvement de la main du robot avec une architecture de type « araignée » où plusieurs bras coopèrent pour déplacer (monter, descendre, s’incliner) une plateforme ou un objet avec agilité. On lui doit aussi le développement du concept d’intelligence mécanique, une véritable révolution en robotique. Ce concept s’appuie sur l’idée que les capacités d’un robot ne reposent pas uniquement sur les moteurs qui l’actionnent ou sur une intelligence logicielle avancée nécessitant des calculs complexes, mais d’abord et avant tout sur la manière même dont le robot est construit.

Clément Gosselin est aussi un pionnier et l’un des principaux architectes du développement de la robotique. Dès son arrivée comme professeur à l’Université Laval en 1989, il fonde le Laboratoire de robotique de l’Université Laval, où il consacrera sa carrière à repousser, avec ses étudiantes et étudiants, les limites de la dynamique des robots. Il est également depuis 2019 le directeur du Centre de recherche en robotique, vision et intelligence machine (CeRVIM). Le CeRVIM, qui fédère les expertises de 16 professeures et professeurs et regroupe une équipe de personnes professionnelles de recherche à laquelle se joignent régulièrement de nombreux chercheurs internationaux et des centaines d’étudiantes et d’étudiants. De son laboratoire au CeRVIM, Clément Gosselin et ses expertises uniques ont attiré de nombreux talents à l’Université Laval, en faisant une véritable pépinière d’innovations.

Plusieurs fleurons de la robotique canadienne et québécoise, dont Robotiq , qui est devenue l’une des 50 entreprises de robotique les plus influentes du monde, ont d’ailleurs été fondés par des personnes formées par le professeur Gosselin. Nombre de ses diplômées et diplômés occupent des fonctions professorales au Canada (notamment Xavier Garant, lauréat du prix Élan 2025), aux États-Unis, en Europe et en Asie, poursuivant son héritage d’innovation et d’audace. 

« Le professeur Gosselin incarne un leadership scientifique exemplaire. Il a atteint un niveau que peu de chercheurs et chercheuses, même prolifiques, peuvent espérer atteindre au cours d’une carrière dans un domaine du génie. En plus, il s’implique activement non seulement au sein de sociétés savantes, mais aussi auprès du public et des jeunes, participant ainsi à la promotion des sciences et du génie dans notre société », souligne Stéphane Boudreau, doyen de la Faculté des sciences et de génie.

Lauréat de plusieurs prix prestigieux, dont le prix Killam en génie , la plus haute distinction scientifique au Canada, Clément Gosselin poursuit ses recherches avec une passion sans cesse renouvelée. Ses travaux plus récents s’attaquent à une nouvelle génération de robots capables de travailler aux côtés des humains de manière sécuritaire et intuitive. Mais attention, pour le chercheur, il n’est pas question de voir les robots comme des remplaçants des humains, mais bien comme des assistants, des collaborateurs. L’humain, le travail humain, reste toujours ce qui inspire sa démarche.